Topologie de l’invisible
Regarder jusqu’à perdre l’échelle.
Alors une forêt peut tenir dans une feuille.
Une montagne, dans un pli.
Un paysage, dans presque rien.
Le monde se rapproche
et, dans cette proximité,
devient étrange.
Quelque chose apparaît.
Nous ne savons plus si cela était déjà là
ou si c’est le regard qui vient de le faire exister.

Mort
Photographie argentique, 35 mm
Film Ilford HP5
2011

Les images de Topologie de l’invisible naissent de la macrophotographie argentique, réalisée avec des objectifs qui introduisent du flou, des distorsions et des changements d’échelle. Ces imperfections ne sont pas destinées à être corrigées ni à produire une représentation précise ; elles participent à la création d’un monde imaginaire. L’absence de couleur approfondit ce déplacement : en supprimant une qualité qui révèle souvent la nature de ce que nous voyons, le noir et blanc dépouille la matière de ses repères familiers et rend l’échelle incertaine. Ce qui demeure entre forme et reconnaissance ouvre un espace que l’imagination peut compléter.
Arbres fantastiques 1
Photographie argentique, 35 mm
Film Ilford Delta 3200
2011

Arbres fantastiques 2
Photographie argentique, 35 mm
Film Ilford Delta 3200
2011

Arbres fantastiques 3
Photographie argentique, 35 mm
Film Ilford Delta 3200
2011

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