Ode aux divinités des montagnes
2025 - DNESP 
Installation composed of silver photographs on baryta and cotton, lithographs on several types of recycled fabrics and papers, stones and a poetry performance.
Des êtres lunaires marchant dans les bois, naturellement, libres.
Des êtres aux sourires et aux yeux inimaginables, tendres, nobles.
Porteurs de l'un des derniers vestiges de pureté dans cette société en perdition.
Des divinités connectées depuis leur âmes à travers le manteau vert de cette planète mourante.
Des divinités qui offrent leur corps à la terre, nus, sans crainte.
Des maîtres aux exploits impossibles, de l’ordre de l'imaginaire.
Des créateurs d'histoires liées à leur âme, au soleil et à la lune qui ressourcent leur corps.
Divinités, où êtes-vous ? Étiez-vous dans mes rêves qui traversés mes nuits ?
Ma mondanité vous éloigne-elle ?
Mon impureté vous dégoute-elle ?
Divinités, qui semblent tout savoir en silence et qui s'en servent pour rendre la stupidité, ma stupidité, évidente !
Oh Divinités, vous avez ouvert la boîte de Pandore.
Et maintenant, c'est moi, ô divinités, qui ne peux pas dormir, essayant de contrôler les esprits libérés par vos gestes.
Vous avez creusé dans mon cerveau avec votre curiosité, votre liberté, votre innocence.
Est-ce-que la dure réalité de mon récit, devient-elle ma punition et ma transparence, obscurité à vos yeux ?
Un jour, j'ai été libre et pur comme vous, les divinités.
Vous voir, c'est le reflet de mon être quand j'étais encore une divinité, comme vous.
Aujourd'hui, mon reflet est celui d'un autre être, triste et sale.
Un humain simple et quelconque.
Un par un, vous avez ouvert la porte de vos labyrinthes, vous l’avez peint d’un paysage au crépuscule
et maintenant divinités fantastiques, comment en sortir ?

Aujourd'hui, je comprends le magnétisme que représente la pureté d'une divinité pour un être comme moi.
Et je comprends pourquoi ce magnétisme joue avec la boussole de mon existence.

Vous ne le savez pas, mais chacun d'entre vous est plus grand que l'histoire elle-même,
Dans d'autres mondes, à d'autres époques, nos chemins se sont déjà croisés à plusieurs fois
et vous, qui naviguez à travers le temps et l'espace,
sans le savoir, ont toujours été présents pour moi.
Cela fait des décennies que je vous cherche, que je vous trouve et que je vous perds.
Je vous ai aimé en silence, dans mon imagination et parfois dans la réalité.
Je vous ai pleuré et je vous ai haï, je me suis haï en vous aimant et plus encore en vous haïssant.

Chaque fois que vous disparaissez, comme aujourd'hui, je me perds dans votre labyrinthe
et subi le désespoir du vide causé par la perte de la magie de votre existence.
​​​​​​​
Chaque fois que cela se produit, je m'abandonne au monde moderne
et j'efface une autre partie de cette divinité qui vit aussi en moi.

Peut-être que cette fois-ci, ça sera différent,
Peut-être que cette fois-ci, le vide ne sera pas aussi pesant,
Mais, je voudrais cependant prendre l'un d'entre vous, ô divinités, dans mes bras et ne jamais le lâcher.



Comment comprendre cette dualité ?
Comment puis-je entrer dans sa pensée de divinité et l'inviter dans la mienne s'il n'est plus là ?
Tout ce qui concerne une divinité est-il un jeu de tout ou rien ?
Faut-il naître à nouveau et vivre différemment pour l'avoir ?

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